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La musique:::
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La présence de l'orgue témoigne d'un passé musical à Auxi axé sur le cultuel et la vie religieuse depuis le milieu du XVIIIè siècle. D'autres aspects de la vie musicale auxiloise se précisent à partir de la deuxième moitié du XIXè siècle avec " la reconstitution de la musique"en 1885 en faisant appel " à un certain nombre de membres de l'ancienne musique" et en faisant valoir "l'influence heureuse qu'elle est appelée à exercer sur les jeunes gens que son étude passionne et enlève à de mauvaises habitudes", d'après les délibérations du Conseil Municipal. |
Le comité musical devient association après 1901 sous l'appellation de Fanfare Municipale d'Auxi-Le-Château. Les premiers chefs qui vont se succéder sont recrutés pour un double poste, celui de chef de musique dispensant cours et direction et celui d'organiste rémunérés respectivement par la Commune (Conseil Municipal) et la Paroisse (Conseil de Fabrique).
Sous la IIIè République (1870-1940) et jusqu'à ces dernières décennies, des générations de musiciens, formés localement par les anciens et parfois par des compétences venues à Auxi pour diverses raisons , trouvent perfectionnement et notoriété dans les musiques militaires. Ces musiciens pendant quarante ans et plus vont participer à l'esprit de revanche pour aboutir à la l ère guerre mondiale, puis fêter une paix fragile en se souvenant de ses morts pendant une vingtaine d'années, ensuite connaître la 2ème guerre mondiale ,- et à nouveau fêter la paix retrouvée et commémorer ces deux grands conflits, les bouleversements issus de ces deux guerres et le temps des colonies ont apporté leur brassage culturel avec l'attrait d'autres musiques.
A partir de 1880, la Musique-Fanfare va participer chaque année avec le concours des Sapeurs Pompiers à la Retraite aux flambeaux le 13 juillet et au Feu d'artifices suivi du Bal le 14 juillet.
Les fêtes religieuses avec procession (en mai-juin à la Trinité et au 15 août à l'Assomption), les fêtes corporatives locales (en octobre la St Crépin des artisans de la chaussure, en novembre la Ste Barbe des sapeurs pompiers et la Ste Cécile des musiciens, en décembre la St Eloi des agriculteurs et des artisans ouvriers du métal) sont rehaussés de la présence de la Fanfare Municipale, de la Clique des sapeurs pompiers et certains cortèges se contentent de suivre un bugle solo tout comme le violon présent dans d'autres contrées.
Sous l'impulsion de leur chef, les musiciens donnent des concerts, participent à des concours, des festivals qui les stimulent et laissent de beaux souvenirs, sans oublier ceux des fêtes corporatives avec parfois aubades mais toujours défilé, messe et banquet où chacun y va de sa chanson soit réaliste, soit à refrain, ou bien encore malicieuse, si ce n'est coquine.
Des musiciens issus de la Fanfare tentent des expériences musicales: le Jazz Kiki puis le Jazz du Véloce Club Auxilois avant 1939, les Badins de l'Authie, groupe carnavalesque avec géant, de 1963 à 1983, "Les Enzymes", groupe rock des années 1970.
Entre les deux guerres, le cinéma local projette des films aux images sous titrées dont l'action est soulignée par un accompagnement joué directement au.piano.
La pratique de l'accordéon, depuis l'instrument diatonique de JONOME DU BOELE ( Le Boisle-commune voisine et riveraine de l'Authie) animant les bals de la région autour des années 1900 jusqu'à l'instrument chromatique de Raymond PIAT, présent avant et après la seconde guerre mondiale, dans son Café de la Jeunesse, a permis à des générations de danseurs de s'amuser.
Après la seconde guerre mondiale, le Véloce Club Auxilois organise bals et concerts en accueillant les orchestres de Noël CHIBOUST, de Jacques HELAIN, les Badins de l'Authie prennent le relais en présentant des vedettes musicales et de la chanson telles André VERCHUREN, Guy BEART, Pierre PERRET, Rika ZARAI, C. JEROME, Raoul DE GOEDEWAERS VELDE.
De 1885 à 1985 les décennies sont ponctuées de cavalcades d' été qui ne peuvent se passer de musique pour défiler et danser.
Des notions de solfège et de chant à l'aide d'un guide-chant sont dispensées dans les écoles et au collège.
Avant la lère guerre mondiale, il y avait encore un chantre (présence dans l'église de deux tabourets de chantre du XVIIIè siècle) et jusqu'en 1970, la chorale paroissiale et l'orgue ou l'harmonium assurent messes et cérémonies religieuses . Ont été chantés deux Te Deum (en 1867 pour la mort du Duc DE LUYNES, grand mécène national et bienfaiteur local, en 1918 pour fêter la Victoire), "Minuit Chrétiens,"par divers solistes et l'inoubliable Messe en latin de DUIVIONT.
Certains bruits insolites ou familiers ont rythmé la vie auxiloise: la bassinoire du sergent de ville (objet au service de l'information municipale tout comme le tambour d'autres communes), les grelots des animaux de trait, les crécelles, écalettes, martelets des enfants de choeur pendant la période pascale, les cloches de l'église, du marché, des écoles, la sirène de l'usine et le carillon de l'Hôtel de Ville. |
Issu des animations du Véloce-Club-Auxilois et plus tard des Cyclos Randonneurs Auxilois, Michel DOUVRY, comique-troupier et chanteur patoisant, a tracé le chemin à des chanteurs locaux matériellement bien équipés pour interpréter un répertoire contemporain de la chanson française ou leurs propres créations. |
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Autour des années 1980, enseignants et animateurs socio-culturels en formation ont effectué des stages de musique (chansons, construction et pratique d'instruments de musique traditionnelle: guitare, dulcimer, épinette, psaltérion...) sous la direction s'un Conseiller Technique Pédagogique à la Direction Régionale de la Jeunesse et des Sports.
Aujourd'hui la Fanfare Municipale compte une trentaine de membres dont le cas de 3 générations de musiciens d'une même famille et que vient alimenter chaque année l'Ecole de Musique Municipale (8 professeurs) dispensant pour une cinquantaine d'enfants une formation musicale et instrumentale avec passage obligé par la Classe d'Orchestre (flûte traversière, batterie, trompette, saxophone, piano, clarinette, trombone, tuba, percussion, accordéon, guitare électrique, guitare basse). Des animations musicales en milieu scolaire sont assurées par l'Ecole de Musique Municipale et deux professeurs d'éducation musicale se répartissent les élèves du collège. |
Le chant choral a aussi ses adeptes qui se retrouvent dans un groupe d'une vingtaine de personnes.
Le Centre de Musique Ancienne soutenu par la Ville d'AUXI-LE-CHATEAU et le Conseil Général du Pas de Calais ,créé à l'origine dans le but de valoriser l'orgue historique de l'église, offre la possibilité de pratiquer le chant et de jouer sur instruments anciens un répertoire d'oeuvres du XVIè siècle au début du XIXè siècle (voix, flûte à bec, traverso, cor naturel, orgue, clavecin, violoncelle,viole de gambe), de travailler en atelier la musique concertante baroque (vocale ou instrumentale) et la danse renaissance.
Cette rubrique n'est pas exhaustive, votre savoir et vos commentaires sont à indiquer sur
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